Vous avez été nombreux jeudi 16 mars dernier à participer à notre débat "Les trentenaires au bord de la crise de nerfs". Visionnez dès aujourd'hui le podcast et revivez ce moment.
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Bonjour à tous, merci d'avoir été aussi nombreux lors de la première de générations d'idées et de l'intérêt que cette initiative suscite puisque depuis son lancement, soit depuis deux jours!! vous avez été plus de 600 à nous rendre visite.
Generations d'idées est une initiative citoyenne qui vise à doter les trentenaires d'une visibilité et d'une influence dans les débats politiques actuels.
Cette initiative ne s'inscrit dans aucun parti ni mouvance politique, elle a pour objectif dans un premier lieu de constituer un réseau de jeunes décideurs européens et de devenir un outil au service des trentenaires. C'est la raison pour laquelle nous tiendrons compte de toutes vos idées pour déterminer la nature de nos débats et la nature de nos interventions publiques. Ainsi, plus vous participerez, serez actifs et nous soumettrez vos idées, opinions et aspirations et plus nous pourrons être efficaces et peser dans les débats.
Generations d'idees s'adresse à tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans les clivages politiques actuels, ne sont pas pour autant des révolutionnaires forcenés, pensent qu'il y a des choses à changer en ce monde et que c'est possible, sont ouverts, simples et dotés de sens de l'humour...
A très vite
Rédigé par: Nathalie Brion | 27 mars 2006 à 11:10
Nathalie,
Un échange très intéressant et pourtant tu conclus par « On a fait des constats, des constats très brillants [ ... mais ], il n’y en a pas un qui s’est dit « qu’est ce qu’on fait pour que ça change » ».
Et oui. Parce que, de tous ces constats, à part peu être Louis Chauvel qui a effleuré le sujet, il en manque un, essentiel, l’éléphant assis là, au beau milieu du salon et que personne ne veut voir :
Il manque le constat de la faillite de la génération qui nous précède, cette génération qui a profité en rentière de la paix et de la prospérité bâtie par ceux qui ont vécu à travers la guerre, cette génération qui s’est accaparée le pouvoir au nom d’idéaux qu’elle a rejeté dès que possible, et qui, installée dans ce pouvoir, n’en a strictement rien fait, cette génération qui a beaucoup consommé, beaucoup détruit et qui n’a rien construit, rien investi.
Pourquoi ce sentiment permanent d’impuissance chez les trentenaires ? Parce que, de fait, nous sommes réellement impuissants. Il ne sert à rien de proposer, d’être constructif lorsque l’on ne dispose pas du pouvoir, totalement accaparé par ces rentiers. Notre génération ne pourra pas exister si elle n’a pas le courage d’affronter la précédente et de lui signifier son bannissement.
Alors, il nous incombera de prouver que nous pouvons faire mieux. Je suis confiant sur ce sujet. La barre est si basse.
Rédigé par: Francois | 27 mars 2006 à 19:44
Debat interessant.
Tres francais dans la composition du panel des intervenants. Une majorite d'intellectuels qui se perdent parfois dans le verbe au profit de la percussion de l'idee.
Cependant on voit l'emergence d'une nouvelle caste qui n'avait pas son mot a dire avant: l'entrepreneur.
C'est une evolution souhaitable.
Les intellectuels sont excessifs par nature (voir Winock et "le sieche des intellectuels"). Et ils sont de plus, et ceci n'est pas nouveau, depasses par les evenements.
Certains l'ont dit. Nous sommes la generation des sur-informes. Nous sommes aussi la generation des evolutions rapides. L'intellectuel n'est plus capable d'anticiper, car l'evolution est chaotique, imprevisible.
De la meme maniere nos institutions sont depassees. Il faut donc redonner a l'individu en France sa place d'honneur.
Nous sommes LA generation qui pouvons car nous avons l'experience, la connexion avec le monde contemporain et l'avenir devant nous, puisque nous vivrons vieux et en bonne sante.
Aujourd'hui nous subissons les pesanteurs d'un systeme qui nous gene pour agir, alors que nous savons que quand nous en aurons besoin il ne sera plus capable d'assurer les services que nous attendrons.
Rédigé par: Hugues | 28 mars 2006 à 07:13
Merci pour vos réactions. En effet, une fois le constat posé il s'agit maintenant d'aller de l'avant, soumettez nous les sujets que vous voudriez voir traités dans le cadre des débats, afin que nous puissions prendre en compte vos préoccupations et aspirations, idem pour les intervenants sachant que très vite nous ferons venir au moins un intervenant étranger à chaque débat
Rédigé par: Nathalie Brion | 28 mars 2006 à 12:30
C'est en effet une génération qui a bien eu du mal à trouver sa place, pour poursuivre la réflexion de François. Mais il faut pour cela et dès à présent la rendre visible collectivement. Nous ne pourrons être écoutés que si nous intervenons en nombre et collectivement. Faut-il rappeler que nous ne pourrons nous faire entendre que si nous sommes visibles ? Nous devons, me semble-t-il, élaborer des postures collectives.
Peut-être cessera-t-on alors de ne nous reprocher d'exister que pour nous-mêmes !
Rédigé par: Camille | 28 mars 2006 à 13:00
Il serait regrettable que les trentenaires ne trouvent leur raison d'être que dans le bannissement de leurs aînés. Après tout, les générations de l'après-guerre peuvent se prévaloir de quelques réussites : 60 ans de paix, chute du Mur, recul des totalitarismes, percée de l'Europe, révolution technologique, hausse du niveau de vie...Il s'agit maintenant de poursuivre l'oeuvre engagée en en corrigeant les excès et les déviances. Notamment:
1) En insufflant l'envie d'entreprendre dans le cadre d'une "prise de risque équitable", un "level playing field", ce qui suppose d'éliminer progressivement privilèges et corporatismes...
2) En redonnant du sens au libéralisme et à l'économie de marché. Substituer au "consommer toujours plus" le "produire et distribuer mieux". A cet égard, les générations des vingt/trente ans doivent s'emparer des causes émergentes du développement durable et de la lutte contre le changement climatique...
3) En s'engageant résolument dans la construction de l'Europe des nations, seul moyen de peser dans le monde de demain.
Rédigé par: Jean-François | 28 mars 2006 à 14:47
Permettez-moi de vous énoncer ma position résumée quant à la problèmatique que
> vous tentez de solutionner:
> Il me semble que le malaise général provient de ce que les vraies valeurs
> qui ont forgé nos personnalités et qui concourrent à l'accomplissement de
> soi (ce vers quoi nous tendons tous) sont tout simplement absentes du
> fonctionnement social et économique actuels.
> Il faut évoquer une notion basique.
> La notion de mérite doit être l'axe principal de notre comportement. Ce
> n'est qu'en respectant et en incitant la récompense à l'effort et au mérite
> que nous grandirons et que l'homme s'en retrouvera élevé, ce qui pourra
> ainsi, à travers ce vecteur, forger une société qui donnera le sentiment à
> chacun de donner un sens à sa vie.
Rédigé par: decommer sébastien | 28 mars 2006 à 16:24
Au début de la vidéo 2 après le zoom, à gauche de l'écran, le mec en costume cravatte qui se sort les crottes de nez et les examine consciencieusement, ce n'est vraiment pas TOP ! il fait quoi dans la vie ?
Rédigé par: JLR | 03 août 2006 à 16:18