Voilà maintenant quelques années que chacun reconnaît la « crise » de la démocratie. Elections après élections, on souligne que la démocratie se porte mal, incapable de surmonter les épreuves électorales sans balayer l’abstention.
Mais qu’est-ce qui est en crise précisément ? Est-ce une crise du système démocratique parlementaire ? Est-ce une crise de la représentation ? Est-ce une crise des institutions ?
On en vient alors souvent à dire que c’est parce que les gouvernants se sont considérablement éloignés des gouvernés ; mais la démocratie a-t-elle vocation à fonctionner par délégation ou comme un miroir ?
Comment cette question de la représentativité est-elle entendue au sein des partis, des syndicats ? Quelles sont les conditions d’émergence de nouveaux représentants ? Tandis que la logique partisane d’appareil permet difficilement d’éviter la reproduction du même, mandat après mandat, peut-on pour autant penser que le renouvellement générationnel favorisera l’éclosion de nouvelles figures ?






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